Altitude départ : 3720 m
Altitude arrivée : 1970 m
D+ : 100 mètres
D- : 1850 mètres
Temps : 4h00
6h30. On vient me déposer une bassine d'eau pour la toilette. Je traîne pour me lever. Difficile de partir... Il bruine dehors.
7h30. Départ de la journée sous la pluie et dans les nuages. 1h30 durant, nous seront rincés ; ce qui n'empêche pas le groupe d'avancer à vive allure.
9h00. Les nuages s'écartent. Le rythme augmente encore. Il faut parfois courir pour rester grouper. Gare à celui qui s'arrête pour faire une photo ou pour satisfaire ses besoins personnels.
9h30. Nous arrivons à Mandara Hut au coeur de la forêt équatoriale. Plus humide que la forêt du versant nord, elle est dominée par des arbres géants recouverts de mousse. Peu après, nous croisons un singe bleu sur le sentier. Peu farouche, il se laisse facilement photographié. Malheureusement pour moi, mon objectif est tacheté de buée. Les colobes, plus discrets, habitent le même écosystème. Mais, encore chassés par les Chagga des villages qui entourent le Kilimandjaro, ils préfèrent s'enfoncer davantage dans la forêt. La forêt de Marangu est de très belle composition. Les espèces les plus grandes sont Macaranga kilimandscharica, Albizia schimperiana et Mitragyna rubrostipulata. Auprès de ces véritables géants du règne végétal croissent des arbres et des herbacées de dimensions plus réduites. Les lianes et les mousses confèrent à la forêt un aspect exotique.
Xavier se tord la cheville sur une pierre glissante. Mieux vaut ralentir le pas ; ce que nous faisons.
11h30. Nous faisons la queue à Marangu Gate pour signer le registre de sortie et notifier notre ascension à l'Uhuru Peak.
12h00. Repas.
12h15. Remise des diplômes par l'ensemble de l'équipe locale. Chants, remerciements, poignées de mains avant de prendre le bus pour Arusha. Mes compagnons de voyage prennent le bus pour l'aéroport. On me dépose à l'Oasis Lodge où je dois retrouver d'autres voyageurs pour effectuer un safari dans les réserves du nord de la Tanzanie.
La fatigue me prend lorsque je m'allonge sur le lit.
"Vaste comme le monde, immense, haut et incroyablement blanc dans le soleil, c'était le sommet carré du Kilimandjaro" Ernest Hemingway dans sa nouvelle "Les Neiges du Kilimandjaro"