Altitude départ : 3900 m
Altitude arrivée : 4700 m
D+ : 800 mètres
Temps : 4h00
6h37. Le soleil vient chauffer la tente ; il éclaire le Kilimandjaro des plus belles manières. Une fois encore, je suis le premier dehors pour admirer sa majesté. Il m'est difficile d'expliquer l'attraction que je ressens pour la montagne ; je suis aimanté.
8h32. Nous quittons Third Cave pour le désert afro-alpin qui précède les glaciers du Kilimandjaro. La végétation se limite à de petites plantes, buissons et fleurs, qui se sont adaptés aux conditions ambiantes peu favorables.
Nous marchons très lentement, trop lentement nous dira Obed. Benoît et Philippe appliquaient avec trop de zèle les recommandations d'usage pour une ascension rapide en montagne. S'il est vrai qu'il faut progresser lentement, il ne faut pas non plus marcher à pas de tortue. Nous augmentons donc un peu le rythme.
En fin de matinée, le Kibo se couvre de nuages comme les jours précédents alors que le Mawenzi est encore bien visible.
Nous buvons énormément et ne marchons pas vite (200 mètres à la montée) pour faciliter l'acclimatation. Le glacier Rebmann est en vue, entre deux nuages, signe que nous approchons. Il porte le nom du missionnaire allemand qui découvrit le Kilimandjaro en 1848 (en dehors des autochtones. Le camp Kibo n'est plus très loin.
A notre arrivée, nous découvrons un refuge et de multiples tentes. Le camp est, en effet, le point de jonction de deux voies d'ascension : la Rongaï que nous avons empruntée et la Marangu, la voie normale aussi appelée la Coca Cola Road. Passage par les rangers pour signer le registre. Les tentes sont déjà installées une fois encore. Pour l'instant, pas de signe du mal des montagnes. L'acclimatation la semaine précédente au Mont Kenya semble faire son effet.
Nous passons rapidement à table et partons dans nos tentes pour nous reposer. Ce soir à minuit, nous prendrons la route sommitale.